PÊCHES ELECTRIQUES

Des inventaires piscicoles par pêche à l’électricité sont réalisés tous les ans par le Syndicat de rivière avec l'appui et le matériel de la Fédération de pêche du Tarn afin de dresser un état des lieux biologique des masses d'eau du territoire.

La pêche électrique est une opération qui consiste à envoyer dans l'eau, dans un rayon de 2m, un courant de faible intensité afin d'inhiber le poisson pour ensuite l'attraper à l'aide d'une épuisette. Les poissons capturés sont ensuite identifiés, comptabilisés, mesurés, pesés puis relâchés dans le cours d’eau. Ces données serviront à surveiller l'évolution des populations piscicoles, indicateur du bon état ou non du cours d'eau.

Bilan des pêches 2018 :

Cette année, des pêches ont eu lieu sur le cours d'eau du Blaunauze, Ségrassiès et la Zère.

Peu ou pas de poissons ont été pêchés sur le Blaunauze et le Ségrassiès malgré une morphologie et des habitats intéressants. Il peut y avoir plusieurs facteurs à cela (comme la qualité de l'eau) mais la répétition d'assec sur ces cours d'eau est certainement le plus probable.

A l’inverse, sur la Zère, qui se caractérise par une morphologie très dégradée, un substrat colmaté mais un débit suffisant toute l'année, on a retrouvé un peuplement piscicole adapté à ce type de milieu (Vairons et Loches), ne reflétant pas pour autant un bon état du cours d'eau. Une population piscicole plus variée, constituée de Chevesnes, Goujons, Vairons et Loches avec des classes d'âge différentes, indiquerait un bon état général du cours d'eau.

2018 06 26 peche blaunauze 80 Loche franche Vairon

Pêche électrique                                                             Loche Franche                                                                 Vairon

PRESERVATION DES ZONES HUMIDES DANS LES BASSINS CEROU ET VERE

fritillaire.jpgLes zones humides remplissent de nombreuses fonctions qui en font de « véritables infrastructures naturelles » très utiles à l’homme :

  • stockage de l’eau (rétention et redistribution lente), 
  • filtre contre les pollutions (filtration épuration),
  • lutte contre l’érosion, 
  • réservoirs de biodiversité

fritillaire.jpgToutefois, les zones humides sont des milieux spécifiques et fragiles en forte diminution

Le syndicat de rivière a décidé de lancer une étude sur les 2 bassins versants Cérou et Vère (75 communes) afin de localiser, d’identifier et de proposer des orientations de gestion des ces milieux remarquables.

Après une période probatoire engagée en 2007, le syndicat veut se donner les moyens d’appliquer une politique ambitieuse de gestion des ressources en eaux superficielles, en commençant par améliorer sa connaissance des zones humides de son territoire.

Les zones humides, espaces de transition entre terre et eau, après avoir été longtemps détruites sans ménagement, font l’objet d’attentions particulières de la part des pouvoirs publics, que ce soit au niveau international (convention de Ramsar-1972), au niveau européen (la Directive Cadre sur l’Eau), au niveau national (lois sur l’eau-1992 et 2006) ou au niveau des collectivités territoriales (pôle départemental zones humides du Tarn, programme de valorisation par l’intermédiaire d’organismes spécialisées, p. ex.).

fritillaire.jpgLe SMRCV souhaite intégrer la gestion des Zones Humides à son contrat de rivière

Aujourd’hui, les différents documents de planification font explicitement référence à la prise en compte d’une gestion « en bon père de famille »  de ces ressources naturelles. C’est tout particulièrement le cas du SDAGE Adour Garonne qui, parmi ses priorités, recommande la mise en œuvre d’actions de gestion et de préservation des zones humides.

Ainsi, le syndicat mixte de rivière Cérou Vère, s’engage à faire partager un socle commun de connaissances à ses membres pour la prise en compte des zones humides dans les futures politiques intégrées de gestion des bassins. L’objectif est bien de contribuer ainsi à l’atteinte du bon état écologique des rivières.

Pour ce faire, il est nécessaire que le syndicat et ses membres disposent:

  • d’un inventaire cartographique et descriptif des zones humides du territoire conforme aux normes et recommandations actuellement en vigueur
  • de guides pratiques présentant les mesures ou actions pouvant être utiles et adaptées au territoire
  • d’outils didactiques décrivant les caractéristiques des zones humides de ce territoire afin que puissent être élaborées des stratégies d’interventions adaptées
  • de supports d’information et de communication destinés aux élus du syndicat de rivière et à ses partenaires

Un inventaire géographique des zones humides a été réalisé par l’entreprise Scop SAGNE, bureau d’études tarnais spécialisé dans la gestion et la préservation des zones humides. Cet inventaire a été mené de 2011 à 2013 et concerne l’ensemble du territoire. Les zones humides repérées à partir de photos aériennes et d'investigation de terrain ont été répertoriées et décrites. Bien que cet inventaire avait pour objectf d' être le plus précis possible, il refléte l'état de la connaissance actuelle. L'absence de site sur un territoire donné ne signifie pas obligatoirement que ce dernier en est dépourvu ...de nouvelles zones humides peuvent être répertoriées. Cet inventaire est un porter à connaissance, il peut être un préalable à une procédure règlementaire, mais ne s'y substitue pas (notamment en matière de délimitation).

Ce travail a donné lieu à la publication de documents destinés aux élus du bassin et à la population :

 Cahier des cartes des zones humides du territoireCahier des cartes des zones humides par commune (11.83 Mo)

 Guide l'inventaireGuide l'inventaire (7.92 Mo)

 Catalogue des types de zones humidesCatalogue des types de zones humides (5.64 Mo)

Ces documents ont été transmis au pole départemental des zones humides (Département du Tarn) : pour visualiser l'ensemble des zones humides des bassins Cérou et Vère, mais aussi celles du départment du Tarn par bassin versant, vous pouvez consulter le lien suivant : http://zones-humides.tarn.fr/index.php?id=1956

LES PARTENAIRES

Le pôle départemental zones humides (Département du Tarn)

Hôtel du Département - Direction de l’Eau et de l’Environnement
Lices G. POMPIDOU - 81013 ALBI Cedex 9
Tél: 05 63 48 68 51

Emailpolezh81@cg81.fr
Site web :http://zones-humides.tarn.fr/

La Cellule d'Assistance Technique aux zones humides (Chambre d'Agriculture du Tarn)

CATZH - Chambre d'Agriculture du Tarn,
96 rue des agriculteurs - 81003 ALBI
Tel : 05 63 48 83 83

Site web : http://www.tarn.chambre-agriculture.fr/agroenvironnement/biodiversite/prairies-humides/

 

Autres lien utiles : http://www.zones-humides.eaufrance.fr/

 

Film : Entre terre et eau -2012

focus Ce film a été réalisé par G. Bianchi, en collaboration avec la SNPN, sur les zones humides et le label Ramsar en France. On y retrouve en entre autre la Brenne, le Fier d'Ars, la Baie Somme.

Diffusion en ligne gracieusement autorisée sur le Portail national zones humides.
Visionner la vidéo

LES ESPECES INVASIVES

Les bassins du Cérou et de la Vère n’échappent pas comme la plupart du territoire français à l’introduction d’espèces animales ou végétales: Il s’agit le plus souvent d’organismes introduits par l’homme, soit volontairement, dans une perspective économique ou esthétique, soit accidentellement.

Certaines espèces posent  quelques problèmes: le ragondin, les écrevisses américaines (3 espèces) et dans une moindre mesures la rénouée du Japon ( recensée quasi exclusivement dans l’agglomération Carmausine , et ponctuellement à Monestiés).

le syndicat de rivière intervient sur 2 espèces: la rénouée du japon et le ragondin

objectif de l’intervention concernant la renouée: maitriser son développement en la « mettant à l’ombre », en effet dans cette situation elle a des difficultés pour proliférer ( un fauchage pendant plusieurs année a réussi a maitriser pas mal de foyers). (voir affiche ci contre pour plus de détails sur la rénouée)

objectif  de l’intervention concernant le ragondin : maitriser sa prolifération sur certains secteurs le plus impactés (berges fragilisées) et notamment sur les secteurs dans lesquels le syndicat réalise des plantations ( bouture de saules, jeunes plants d’aulnes ou de frênes…); le ragondin « grignote » les jeunes plants et empêche la revégétalisation des berges. Le piégeur agréé de l’équipe du syndicat de rivière après déclaration en mairie, dépose des pièges et des panneaux d’informations sur le terrain ( attention les pièges ne doivent pas être manipulés ils sont dangereux).  (voir affiche ci contre pour plus de détails sur le ragondin)

fritillaire.jpgRetrouvez ci dessous des affiches apportant des élément de précisions sur les espèces invasives :

Que signifie le terme invasive ?

Développement d'une population

Comment agir ?

Pour ou contre l'introduction d'espèces

Quelques arbres envahissants

La renouée

Le ragondin

Autres espèces